Valorisation
Publié le 26/10/2026
Pièces détachées automobile : l’occasion est trop belle !
Depuis 2017, les garagistes ont l’obligation de vous proposer des PIEC (Pièces Issues de l'Économie Circulaire) comme alternative aux pièces neuves pour la réparation de votre véhicule. Dix ans plus tard, les habitudes ont-elles changé ? D’où viennent ces pièces d’occasion et peut-on leur faire confiance ?
Une PIEC, qu’est-ce que c’est ?
C’est une pièce automobile d’occasion qui a été préparée pour être réutilisée. Plusieurs options sont possibles pour réparer votre véhicule avec une PIEC : une pièce de réemploi ou un échange standard.
La différence ?
- La pièce de réemploi encore fonctionnelle est revendue sans transformation après le démontage et la dépollution d’un véhicule accidenté ou en fin de vie.
- La pièce d’échange standard, elle, est entièrement remise à neuf selon les spécifications du constructeur. Il s’agit alors d’un échange car vous devez remettre votre pièce défectueuse au réparateur.
Une filière bien encadrée et qui évolue vite
La plupart des pièces destinées au réemploi proviennent de centres VHU (véhicules hors d’usage). Il existe un peu plus de 1700 centres VHU agréés en France qui prennent en charge la dépollution, déconstruction et recyclage des véhicules en fin de vie.
Les PIEC destinées au réemploi y sont nettoyées, tracées et testées. Elles sont ensuite revendues via des plateformes spécialisées comme Back2Car, Opisto ou France Casse.
Le choix est vaste : phares, rétroviseurs, vitres, capot, éléments de tableau de bord et même moteurs ou boîtes de vitesses.
D’autres pièces sont collectées directement auprès des réparateurs de véhicules et peuvent faire l’objet de remise à l’état neuf pour un nouveau cycle de vie. Même les batteries au plomb des voitures thermiques, souvent mises au rebut aux moindres signes de faiblesse, peuvent retrouver une seconde jeunesse.
En 2024, la filière de recyclage automobile franchit un nouveau cap avec l’agrément de l’Eco-organisme du secteur auto-moto "Recycler Mon Véhicule". Sa mission est d’accompagner le secteur dans sa transition vers l’économie circulaire.
La structuration de la filière joue aussi un rôle de réassurance auprès des consommateurs.
Elle a tout pour elle
D’abord regardée avec prudence, la PIEC a fini par gagner la confiance des Français. Selon le baromètre Opisto, 77 % des Français sont prêts à acheter de la pièce de réemploi en 2025 (+ 11 % par rapport à 2024).
Il faut dire qu’elle coche toutes les cases :
- Elle fait du bien au portefeuille : jusqu’à 2 fois moins chère qu’une pièce neuve.
- Elle fait du bien à notre planète. Chaque année, 1,2 millions de véhicules arrivent en fin de vie. En prolongeant leur durée de vie, elle permet de limiter le gaspillage des ressources.
Déposer un commentaireBon à savoir
Qu’elles soient réutilisées telles quelles ou reconditionnées, les PIEC répondent aux mêmes critères d’exigences que les pièces neuves, tant en termes de qualité que de sécurité.
D’ailleurs certaines pièces liées à la sécurité ne pourront jamais devenir des PIEC et doivent être remplacées par du neuf. C’est le cas par exemple du système de freinage, des airbags et de la direction.

