Valorisation
Publié le 10/09/2026
Valoriser les déchets : Pourquoi ? Comment ?
Les 30 septembre et 1er octobre, auront lieu, à la Cité des Congrès de Nantes, les 19e Assises nationales des déchets et de l’économie circulaire. En toute logique, la collecte, le tri et le traitement des déchets figureront au programme des débats, sachant que la valorisation des déchets constitue le chaînon indispensable au système d’une économie circulaire.
Transformer les déchets en ressources
C’est le but des différents procédés de valorisation des déchets dont les avantages sont pluriels :
- réduire le volume des déchets en les réutilisant de diverses manières ;
- limiter l’extraction de ressources naturelles ;
- transformer notre système d’économie linéaire (extraire, fabriquer, jeter) en économie circulaire, plus sobre et plus performante dans l’utilisation des ressources.
La valorisation des déchets s’inscrit donc pleinement dans les objectifs de transition écologique et de croissance verte, en réduisant notre dépendance aux ressources naturelles et notre impact environnemental.
Le saviez-vous ? Le terme de valorisation est apparu en 1984 et a été défini par l’ADEME (Agence de la transition écologique) comme étant « le réemploi, le recyclage ou toute autre action visant à obtenir, à partir des déchets, des matériaux réutilisables ou de l'énergie. » (loi du 13 juillet 1992).
Les différents procédés de valorisation des déchets
De fait, les déchets ne sont pas nécessairement des matières « perdues ». Selon leur nature, leur composition et leur potentiel de récupération, ils peuvent être réutilisés, réparés, recyclés, compostés, méthanisés ou encore utilisés pour produire de l’énergie. En termes de développement durable, la hiérarchie des modes de traitement des déchets privilégie d’abord le réemploi, puis le recyclage, avant la valorisation énergétique.
Le réemploi et la réutilisation
Il s'agit d'utiliser à nouveau un objet ou un produit pour un usage identique ou différent, sans transformation majeure, ce qui permet de prolonger sa durée de vie et d’éviter qu’il ne devienne un déchet.
La valorisation matière
Elle consiste à réintroduire un déchet dans un cycle de production pour obtenir de nouveaux matériaux ou objets. La valorisation matière englobe le recyclage et le réemploi des matériaux.
Exemples : le recyclage du verre, du plastique, du papier, ou la transformation des minéraux pour les chantiers routiers.
La valorisation organique
Elle concerne spécifiquement les biodéchets (déchets de cuisine et de jardinage) qui sont transformés via des processus biologiques tels que le compostage et la méthanisation. Le compost résultant du compostage est utilisé pour régénérer les sols, tandis que la méthanisation produit du biogaz, alternative au gaz naturel, et du digestat (fertilisant).
La valorisation énergétique
La valorisation énergétique des déchets est le dernier recours dans la hiérarchie des modes de traitement, juste avant le stockage des déchets dans des installations dédiées. Elle procède à l’incinération de déchets pour produire de l’énergie, sous forme de chaleur ou d’électricité. Elle est utilisée pour alimenter les réseaux de chauffage urbain ou dans certaines activités industrielles, selon la nature des déchets incinérés.
La valorisation énergétique des déchets permet notamment de produire des combustibles alternatifs - combustible solide de récupération (CSR) et combustible de substitution énergétique (CSE) – fabriqués à partir de déchets non dangereux pour le CSR et de déchets dangereux pour le CSE.
Dotés d’un fort pouvoir calorifique, ces combustibles peuvent remplacer les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel) dans des installations industrielles et énergétiques autorisées.
La valorisation énergétique permet ainsi de limiter notre recours aux énergies non renouvelables, de décarboner certains secteurs de l’industrie et d’exploiter des déchets non valorisables par d’autres procédés.
Pour répondre aux enjeux environnementaux actuels, il est clair que la valorisation des déchets est un pilier essentiel de l’économie circulaire. Il n’en demeure pas moins que l’objectif n°1 est de réduire notre production de déchets.
La valorisation chez CHIMIREC
En 2025, 82,5 % des déchets collectés ont été valorisés.
Transformer les déchets en ressources, c’est une démarche tout aussi historique qu’éthique au sein du Groupe CHIMIREC.
Taux de valorisation par type de traitement :
100 %
- pour les combustibles alternatifs produits par CHIMIREC Javené (CSE), CHIMIREC Turquie (CSE), CHIMIREC Maroc (CSE) et par CHIMIREC Socodeli Beaucaire (CSE et CSR).
- pour les filtres à huiles traités par CHIMIREC Javené et CHIMIREC Socodeli Beaucaire.
- pour les conteneurs IBC traités par ÉCO-LOGISTIQUE Réemploi.
99,5 %
- pour les glycols et les liquides de refroidissement usagés traités par CHIMIREC PPM et CHIMIREC Socodeli Beaucaire.
99 %
- pour les tonnelets, bidons, fûts, conteneurs et autres plastiques variés traités par ÉCO-LOGISTIQUE Réemploi.
95 %
- pour les huiles claires régénérées par CHIMIREC PPM.
92 %
- pour les effluents industriels traités par ARETZIA.
90 %
- pour les matériaux souillés aux PCB (transformateurs, condensateurs, huiles minérales souillées) traités par APROCHIM.
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