Environnement
Publié le 09/07/2026
Pas de tourisme durable sans engagement collectif
Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), le nombre de touristes internationaux à l’échelle mondiale a été estimé à 1,52 milliard en 2025, soit près de 60 millions de plus qu’en 2024. Une tendance à la hausse qui devrait se poursuivre en 2026. Comment concilier la découverte du monde et la préservation de la planète ?
Impacts environnementaux du tourisme : un défi mondial
Secteur économique essentiel pour de nombreux pays, le tourisme est parallèlement lourd d’impacts environnementaux. En 2019, il était déjà responsable de 8,8 % des émissions de gaz à effet de serre, avec une croissance annuelle de 3,5 % entre 2009 et 2019.
L’augmentation des voyages internationaux entraîne une consommation accrue de ressources naturelles, des émissions de gaz à effet de serre dont le transport aérien occupe le premier poste émissif, une détérioration des écosystèmes et de la biodiversité. La surfréquentation touristique de certains lieux prisés provoque souvent une dégradation des sites naturels, une hausse de la pollution, une consommation importante d’eau et d’électricité ainsi qu’une production massive de déchets.
Face à ces flux touristiques toujours plus importants, l’ONU a mis en place, en mars 2024, une nouvelle norme mondiale pour mesurer la durabilité du tourisme : « Le cadre statistique de mesure de la durabilité du tourisme devient, dès lors, le cadre de référence convenu au niveau international pour mesurer le tourisme dans ses dimensions économique, sociale et environnementale ».
Qu’est-ce que le tourisme durable ?
L’Organisation mondiale du tourisme définit le tourisme durable comme « un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil. »
Le tourisme durable peut prendre différentes caractéristiques plus spécifiques. Comme, par exemple :
- le tourisme responsable qui s’attache à respecter les enjeux de développement économique local, en protégeant l’environnement et en respectant les populations et leurs cultures.
- Le tourisme équitable ou solidaire qui s’engage à soutenir financièrement les populations locales, particulièrement dans les pays de l’hémisphère sud.
- Le « slow » tourisme prône le ralentissement du rythme du voyage, en privilégiant des modes de transport plus verts comme le train, le vélo, et en préconisant des séjours plus longs dans un même lieu.
- Quant à l’écotourisme, il consiste à voyager en milieu naturel et à contribuer à sa sauvegarde. Points communs à tous ces types de tourisme : voyager de manière responsable en préservant l’environnement.
Une responsabilité partagée et un engagement de chacun
Tous les acteurs intervenant dans le secteur du tourisme doivent nécessairement s’impliquer pour en minimiser les impacts : les pouvoirs publics, les agences de voyage, les transporteurs, les hôteliers, les restaurateurs, et, bien sûr, les voyageurs eux-mêmes par leurs choix de consommateurs responsables.
Ces derniers peuvent effectivement privilégier les transports les moins polluants lorsque cela est possible, comme le train plutôt que l'avion pour les courtes distances. Ils peuvent aussi choisir des hébergements engagés dans une démarche écologique, limiter leur consommation d'eau, éviter les plastiques à usage unique et respecter les espaces naturels. Acheter des produits locaux, faire appel à des guides du territoire et fréquenter les petits commerces permet également de soutenir directement les populations qui vivent du tourisme.
Le tourisme durable repose sur une mobilisation de tous et de chacun. Si l’activité touristique génère des pressions importantes sur les ressources naturelles et le climat, elle peut aussi devenir un levier de protection si elle est pensée de manière durable.
Alors ? Quel sera votre prochain voyage ?
(*) Source : Baromètre OMT 2023-2024.
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